Education

Depuis environ trois ans, la responsabilité de la gestion et du fonctionnement de toutes les activités régionales en matière d’éducation revient à la Direction Régionale de l’Education (DRE), cette direction veille aussi au bon fonctionnement des établissements et du personnel relevant duMinistère de l’Education Nationale et de l’Enseignement Supérieur (MENESUP).

Pour assumer ces responsabilités, la Direction dispose des services d’un sous-directeur, assisté par 5 conseilleurs pédagogiques et une secrétaire de direction (en plus de ceux d’un gardien et d’une femme de ménage). Pour l’entretien des bâtiments et le fonctionnement des cantines scolaires des écoles de la Région, on compte également 31 agents.

Selon les dernières statistiques rapportées par le Directeur régional, la région dispose de 13 établissements primaires (les deux écoles les plus importantes se trouvent dans le chef-lieu).

L’effectif des élèves est variable d’une localité à une autre, mais on recense au total de 1405 élèves (824 garçons pour 581 filles).

Encadré 2 :Les écoles primaires de la région d’Obock

Ville d’Obock :

fleche L’Ecole 1 utilise les services de 15 enseignants (dont 3 en langue arabe), et de 4 agents d’entretien, pour un nombre total de 440 élèves inscrits, dont 246 garçons (soit 56% du total) et 194 filles (soit 44%)

fleche L’Ecole 2 compte 11 enseignants (dont 3 en arabe) et 3 agents d’entretien. Elle a un effectif 213 élèves inscrits, dont 119 garçons (soit environ 56% du total) et 94 filles (soit environ 44%).

Alaylou: 2 écoles primaires : Andoli et Allaili Dada, avec 144 élèves (plus de 80 à Alaili Dada).
Khor Anghar : 3 écoles primaires : Khor Angar, Lahassa et Oulma), avec un total de 243 (plus de 90 à Lahassa).
Médého : 3 écoles primaires (avec trois enseignants, dont l’un en langue arabe)
Wadi: 3 écoles primaires : Waddi–village, Assasan et Rouré. Une école communautaire à Abadoyta Ela.

Au niveau de l’enseignement secondaire, le Collège d’Enseignement Moyen (CEM) de la ville d’Obock compte 426 élèves. Il y a aussi, depuis peu, un lycée avec trois classes (une de seconde et deux de première), avec 93 élèves. L’enseignement secondaire totalise un total de 21 professeurs, certains parmi eux enseignant à la fois au niveau du collège et du lycée.

Les principaux partenaires techniques et financiers de la direction sont les suivants:

fleche Des agences du système des Nations Unies, à savoir: le PAM qui assure l’approvisionnement en denrées alimentaires des cantines de la région ; et l’UNICEF, qui intervient dans l’adduction d’eau de l’école et la distribution des ‘kits’ scolaires,

fleche L’USAID, l’Armée américaine, US ARMY, l’Agence Française pour le Développement (AFD), et les Forces Françaises stationnées à Djibouti (FFDJ) surtout dans le domaine de la construction et/ou la réhabilitation d’écoles.

fleche La Présidence de la République, quant à elle, alimente la caisse destinée à l’amélioration de la qualité et de renforcement des quantités des repas données aux élèves.

fleche Comme partout dans le pays, les taux d’analphabétisme sont très élevés. L’analphabétisme féminin est deux fois plus important que chez les hommes de la tranche d’âge de 20 à 40 ans.

Principales contraintes

Education et formation

fleche L’éloignement des centres scolaires de certaines populations vivant dans des zones enclavées – ceci ne permettant pas aux enfants d’être scolarisés (par exemple, autour de la localité de  Wadi).

fleche L’insuffisance d’infrastructures scolaires de base (dortoirs, réfectoires scolaires, transport scolaire).

fleche Les très grandes disparités entre sexes en matière d’alphabétisation et d’accès à l’éducation.

fleche L’insuffisance des programmes de formation professionnelle pour les adultes (surtout à l’intention des jeunes chômeurs et des femmes).

fleche En l’absence de structures de récupération et/ou de réinsertion des jeunes en situation d’échec scolaire, l’émergence de formes nouvelles de délinquance juvénile, toxicomanie, alcoolisme, et vulnérabilité à des maladies sexuellement transmissibles et au VIH/Sida

 Un taux élevé d’absentéisme chez les enseignants de l’école primaire.(Ne résidant pas sur place avec leurs familles, de nombreux instituteurs partent à Djibouti-ville au cours de longs week-ends, qui vont du mercredi après-midi au samedi matin (cela pénalisant sensiblement les écoliers).