Politique publique

Santé

Obock constitue l’une des cinq Régions Sanitaires du Ministère de la Santé -une ‘Région Sanitaire’ ayant le mandat de veiller au bon fonctionnement des services de santé fournis aux populations.

Au niveau du Centre Médical Hospitalier (CMH) de la ville d’Obock on compte : 3 médecins généralistes, 5 infirmiers diplômés d’Etat, 2 auxiliaires de la santé, 8 aides infirmiers, 3 matrones,

sage femme diplômée d’Etat, 2 auxiliaires sage femme, 2 laborantins diplômés d’Etat ainsi qu’un gestionnaire, 2 agents d’hygiène, 3 chauffeurs et 1 cuisinier.

Le CMH dispense des services de médecine (surtout médecine générale, pédiatrie et maternité) et d’un centre de récupération nutritionnelle. Il dispose d’un laboratoire et d’un service de radiologie, d’une banque de sang et d’un bloc opératoire (en cours de construction).

Au niveau des localités, on compte un total de 5 postes de santé : Oulma, Khor Anghar, Alaili Dada, Wadi, et Assassan. Chaque poste dispose, en principe, des services de 5 agents (2 infirmiers dont un Diplômé d’Etat, 1 matrone – le reste du personnel étant en charge de l’hygiène et du gardiennage). A Alaylou, les infrastructures sanitaires sont constituées de 4 salles (maternité, consultation, d’accouchement et de repos).

Les cas pathologiques les plus courants concernent les maladies respiratoires. Chez les enfants, le cas les plus communs sont la bronchopneumonie et la toux ainsi que la diarrhée et d’autres conséquences du manque d’hygiène, et la malnutrition. Des cas pathologiques spécifiques affectent les femmes – ils sont liés à la fatigue des tâches quotidiennes (corvée d’eau, ramassage de bois, entre autres). Dans chaque poste de santé, il y a environ entre 20 et 30 consultations journalières, soit une moyenne mensuelle d’environ 750 consultations.

Promotion de la femme

Depuis 2008, à l’instar des autres régions, Obock compte une antenne du Ministère de la Promotion de la Femme (MPF). Comme ailleurs, l’antenne d’Obock a le mandat de mettre en œuvre au niveau local l’ensemble des actions et programmes du MPF, assurer la supervision et le suivi de tous les projets du ministère, et collecter les informations concernant les besoins spécifiques des femmes.

Toutes les activités régionales en matière de promotion de la femme s’inspirent des principes de la Stratégie Nationale d’Intégration de la Femme dans le Développement/SNIFD (décret ministériel de 1999) et des orientations du Plan d’action pour la période 2003-2012, concernant la santé, l’éducation, l’emploi et la prise de décision. Les actions régionales concernent aussi des programmes d’alphabétisation des adultes ciblant particulièrement les femmes et l’adoption des principes du Cadre d’Action pour la Promotion de l’Éducation des Filles/CAPEF, établi au niveau national en 2004.

Parmi les principales initiatives entreprises par l’antenne d’Obock dans le cadre de cette politique on compte :

-          L’alphabétisation des femmes en langue arabe,

-          La mise en place de la garderie des enfants,

-          Le programme d’éducation non formelle de l’ONG Tostan,

-          L’aide aux femmes en situation vulnérable,

-          La réalisation de puits dans certaines localités (Rouré, As-Harar et Saida), avec le Conseil Régional,

-          La prise en charge des personnes handicapées (à l’état encore de projet).

-          L’ouverture d’une antenne CPEC par l’ADDS dans la ville d’Obock est attendue dans les mois à venir. A ce titre, l’association Diffou a été chargée de faire une liste des potentiels bénéficiaires de la caisse.

-          La récolte des données sur les conditions de la femme dans la région afin d’enrichir la base des données au niveau de la direction du ministère.

Justice

Dans la ville d’Obock, il y a un ‘ma’adoum ash-shari’, soit un fonctionnaire du Ministère de la Justice, qui veille à l’observance des pratiques légales musulmanes. Il veille, en particulier, au respect du code de la famille, scelle les liens de mariage, prononce les divorces, valide les fiche de retraite des femmes veuves non remariées.

Eau (ONEAD)

L’Office National des Eaux et de l’Assainissement de Djibouti (ONEAD) dispose à Obock d’une équipe de 12 agents, supervisés par un chef d’agence régionale (parmi ces agents, il y a 2 gardiens de forage, un releveur de compteur, sept ouvriers et un comptable), et d’une voiture.

Les prérogatives de l’office se limitent à la maintenance des ouvrages de surface tels que le conduit de 20 Km, et des réservoirs de stockage (installés à 20 et 9 km du chef lieu). Toute la gestion est centralisé (une fois que le relève des abonnées est validé, les formulaires sont expédiés à Djibouti-ville où les factures sont éditées, les recettes sont transférées mensuellement au siège centrale). Le nombre d’abonnés est en régression : actuellement sur les 496 abonnées, seulement 216 sont actifs.

Dans la ville d’Obock, les biens de l’ONEAD se limitent à deux ouvrages de surface situés à Soublali, à une vingtaine de kilomètre de la ville d’Obock (chaque forage étant équipé d’un groupe électrogène). La ville d’Obock ne dispose que de deux fontaines publiques (une partie de la ville, à savoir les quartiers de Fanteherou et de logement dit « PNUD » ne dispose pas d’un système d’adduction en eau). L’agence a entrepris les travaux de mise en place d’une nouvelle adduction sur 11 km, entre Soublali et la station de refoulement (ces travaux provoquent actuellement une alimentation alternée des quartiers de la ville d’Obock) et assure le changement des tuyaux de refoulement entre les forages et les réservoirs.

Dans les localités, l’ONEAD gère 6 forages autour de Khor Anghar (dont 2 à Oulma), 3 forages autour de Alaylou (dont 2 à Bissidirou). Il y a 3 forages fonctionnant au carburant et 3 forages fonctionnant en énergie solaire.

A ce jour, l’ONEAD n’a pas encore été en mesure d’entreprendre des activités liées à l’assainissement.

Electricité (EDF)

L’antenne régionale de l’Electricité de Djibouti (EDF) d’Obock dispose des services de 12 salariés, sous la supervision d’un chef d’exploitation. Elle est chargée de veiller à l’entretien de la centrale qui alimente la ville d’Obock, d’installer les compteurs dans les foyers et d’assurer les raccordements. Environ 500 foyers sont actuellement raccordés au système de distribution de l’électricité (ce nombre étant actuellement à la hausse). On estime qu’entre 50 et 60% des foyers n’auraient pas d’accès à l’électricité.

L’alimentation en électricité de la ville d’Obock est assurée par une vielle centrale. Ce constat se reflète directement sur le nombre de délestage très fréquent (3-4 par jour) et relativement longs (en moyenne entre 2 et 5 heures). La centrale sert également de garage pour la réparation et l’entretien de parc de voiture de la Préfecture.

Equipement et Transports et Poste et Communication

Le bureau de ‘La Poste’ d’Obock compte 2 employés qui s’occupent particulièrement des services de transfert d’argent ‘Mandat Cash’ et du payement des pensions des personnes ne pouvant pas se déplacer à Djibouti.

Enfin le service DJIBTELECOM, composé d’un technicien et d’un assistant, assure la maintenance du réseau de la téléphonie mobile et des téléphones fixes, comme aussi l’installation de l’Internet.

Principales contraintes

Santé

-                      L’insuffisance des structures sanitaires de base (en nombre, équipement et personnel).

 -                      L’incidence très grave du paludisme dans certaines zones.

 -                      La propagation du VIH/SIDA et des maladies ou infections sexuellement transmissibles (IST), notamment chez les femmes et les jeunes.

 -                      Les conséquences physiques et psychologiques de la pratiques traditionnelle – pourtant illégale-des mutilations génitales féminines/MGF (concernant plus de 90% des femmes).

 11  La vulnérabilité spécifique des femmes à l’accouchement : à l’instar du pays entier, le taux de mortalité à l’accouchement étant estimé à 740 pour 100.000. (Il s’agit de l’un des taux les plus élevés au monde. Cette situation est due à la fois à un taux élevé de fécondité, à l’anémie provoquée par la malnutrition et à la pratique répandue des mutilations génitales)

Eau et assainissement

Le taux élevé de la population n’ayant pas d’accès à l’eau potable (environ 50%).

12  La distance et la mauvaise répartition des points d’eau de certaines communautés des points d’eau (par exemple, dans le secteur de Khor Angar et dans la zone côtière) – cela ayant des conséquences néfastes sur la condition physique des hommes et du bétail. (Il est fréquent dans certaines régions, de devoir consacrer une journée pour se rendre au point d’eau, avec le bétail et les ânes pour porter les bidons d’eau, de rester une journée sur les lieux, de consacrer une nouvelle journée pour retourner au campement, à proximité des pâturages, d’y rester un jour ou deux, puis de devoir déjà recommencer le cycle)

L’importance des maladies liées à la mauvaise qualité de l’eau (diarrhées et dysenterie, ainsi que des cas de choléra).

 La propagation des épidémies (choléra et paludisme) et des maladies diarrhéiques à cause du manque d’hygiène, de moyens appropriés de conservation des eaux potables et des aliments, le dysfonctionnement du réseau d’assainissement et le système de canalisation.

 Le manque de sensibilisation de la population sur les questions d’hygiène, d’assainissement et de santé publique – ceci étant la cause de nombreuses maladies hydriques (liées à la consommation d’eau contaminée).

 La dégradation constante des ouvrages hydrauliques existants faute d’usure des installations et de maintenance satisfaisante (arrêt de fonctionnement faute de pièces de rechange).

La faible utilisation des sanitaires (latrines) pour l’élimination des excréments (seulement 15% en zone rurale).

Institutions, vie associative et ressources humaines

fleche L’absence de structures bancaires et d’institutions financières permettant aux populations d’avoir accès à des services financiers adéquates.

 fleche Le manque de personnel qualifié au niveau du Conseil régional.

fleche L’ampleur des problèmes des enfants en situation difficile.14

fleche La surcharge de travail des jeunes filles et des femmes à cause de problèmes culturels (statut social de la femme), mais aussi de l’insuffisance d’équipements pour l’allègement des travaux de la femme, la raréfaction des ressources et la faiblesse des revenus du ménage.

 fleche Les conséquences financières et sanitaires néfastes de la pratique du ‘khat’ (comportant l’utilisation d’une forte proportion du budget familial, même chez les familles les plus défavorisées, maladies cardiovasculaires).

fleche La faiblesse structurelle des associations féminines de la Région (environ une trentaine).